- Aide à la destruction
- Pas d'aide départementale connue ; à Parthenay, tarif préférentiel de 99 € par nid pour les particuliers (2024)
- Urgence piqûre
- 15 ou 112 (114 par SMS)
Le frelon asiatique dans les Deux-Sèvres
Les Deux-Sèvres ont été colonisées tôt. Un article de la presse agricole départementale daté du 28 janvier 2010 rapportait que les services vétérinaires estimaient alors à une centaine le nombre de nids sur les trois quarts sud du département, et qu'un technicien de la FDGDON en avait déjà dénombré une trentaine depuis la chute des feuilles, chiffre jugé inférieur à la réalité. Le même article évaluait le coût d'un enlèvement entre 150 et 350 euros selon la hauteur (tarifs de 2010).
À Niort, la Ville a commencé à intervenir sur le domaine public au printemps 2011. Son bilan de fin 2012 fait état de 93 nids signalés au service communal d'hygiène et de santé, dont 38 détruits par la Ville parce qu'ils se trouvaient dans des rues, parcs, cours d'école ou abords d'équipements publics. Ces chiffres anciens montrent qu'une ville moyenne voyait déjà des dizaines de nids par an il y a plus de dix ans.
Aucun bilan départemental récent n'a pu être consulté pour 2024, 2025 ou 2026. La plateforme collaborative LeFrelon.com ne recense que quelques déclarations volontaires pour le département (10 nids en 2025, 3 en 2026 au 10 octobre), très loin de la réalité du terrain : ce sont des signalements isolés, pas un comptage. Le nombre réel de nids détruits chaque année dans le département n'est pas publié.
Depuis l'arrêté du 9 septembre 2026, publié au Journal officiel le 16 septembre, le plan national de lutte confie au préfet des Deux-Sèvres, à Niort, la coordination des acteurs du département.
Départements voisins : Charente (2006), Charente-Maritime (2006), Maine-et-Loire (2009), Vendée (2008), Vienne (2007).
Voir la carte de propagation en France, année par année.
Signaler un nid de frelon dans les Deux-Sèvres
Le dispositif deux-sévrien repose sur la FDGDON des Deux-Sèvres (fédération départementale des groupements de défense contre les organismes nuisibles). Plusieurs communes indiquent qu'elle est chargée par la préfecture de recenser et de cartographier les nids, et que tout nid observé doit lui être signalé. La préfecture consacre d'ailleurs une rubrique de son site à l'organisation de la lutte contre le frelon asiatique dans le département.
- Repérer sans déranger : photographier de loin, noter la hauteur et le support (chêne de haie, frêne têtard, grange, avant-toit). En cas de doute sur l'espèce : nid de guêpe ou de frelon.
- Prévenir la FDGDON 79 au 05 49 77 16 55, ou passer par la mairie, qui transmet. À Niort, le service communal d'hygiène et de santé (05 49 78 75 59) reçoit les signalements et les relaie à la FDGDON ; à Parthenay, ce sont les services techniques (05 49 94 92 00).
- Attendre l'orientation : sur l'espace public, la commune fait intervenir son prestataire ; sur un terrain privé, le propriétaire contacte une entreprise de désinsectisation ou la FDGDON, qui peut aussi intervenir.
Un nid vide en plein hiver n'appelle en général aucune intervention, comme le rappelait déjà la Ville de Niort : voir nid de frelon en hiver.
Aides à la destruction dans les Deux-Sèvres
Aucune aide du Département des Deux-Sèvres à la destruction des nids chez les particuliers n'a été trouvée. La règle générale, rappelée par Niort comme par Exireuil, est que la destruction sur une propriété privée reste à la charge du demandeur. Quelques communes ont néanmoins mis en place des dispositifs :
- Parthenay : dans un communiqué du 18 mars 2024, la Ville annonce l'enlèvement systématique des nids repérés sur son territoire et, grâce à son adhésion à l'organisme de lutte départemental (désigné « FREDON 79 » dans le communiqué), un tarif préférentiel de 99 euros par nid pour les particuliers, hors intervention avec nacelle.
- Niort : la Ville détruit les nids accessibles sur son domaine public ; chez les particuliers, elle oriente vers une entreprise ou la FDGDON, sans prise en charge annoncée.
- Exireuil : la commune renvoie vers la FDGDON et une liste d'entreprises, frais à la charge du demandeur.
Ailleurs (Bocage bressuirais, Thouarsais, Mellois, Haut Val de Sèvre), aucune aide n'a pu être confirmée : la question se pose en mairie avant de commander l'intervention. Repères utiles : qui paie la destruction d'un nid et prix d'une destruction.
Trouver un désinsectiseur dans les Deux-Sèvres
Un territoire exposé : Gâtine, Marais poitevin et plaines du sud
Le nord et le centre du département sont des pays de bocage, en Gâtine et autour de Bressuire : prairies, chemins creux et haies épaisses où un nid peut passer inaperçu jusqu'à la chute des feuilles. Au sud-ouest, la partie deux-sévrienne du Marais poitevin associe canaux et alignements d'arbres, milieu humide riche en insectes. Les plaines du sud et de l'est, autour de Melle, de Saint-Maixent-l'École et de la plaine de Niort, sont davantage tournées vers les grandes cultures.
L'article de 2010 notait que les nids recensés se concentraient alors sur les trois quarts sud du département, le nord bocager étant atteint ensuite. Aujourd'hui, toutes les communes peuvent être concernées.
Côté abeilles, Parthenay exploite un rucher municipal au Domaine des Loges, que la Ville cite explicitement comme menacé par le frelon. Le nombre d'apiculteurs et de ruches déclarés dans le département n'a pas été retrouvé dans les sources consultées. La pression sur les ruchers culmine en fin d'été : prédation stationnaire devant les ruches.
Piqûres de frelon : risques et gestes qui sauvent
Dans un département rural, l'accident type survient loin des secours : un exploitant qui broie une haie de Gâtine, un randonneur sur un chemin du Marais, un enfant qui joue près d'une grange. Le risque n'est pas théorique. L'Anses et Santé publique France ont dénombré, sur la décennie 2014-2023, 256 certificats de décès attribués aux piqûres d'hyménoptères (abeilles, guêpes et frelons confondus), environ 25 morts par an. Dans les dossiers graves traités par les centres antipoison, les frelons pèsent pour 38 %, et une allergie est en cause dans 89 % de ces cas. Aucun accident grave survenu dans les Deux-Sèvres n'a été retrouvé dans les sources consultées.
Réflexes à connaître
- Reculer sans gestes brusques, bras repliés sur la tête et le visage, jusqu'à bonne distance du nid.
- Composer le 15 (SAMU) ou le 112 dès qu'apparaissent une difficulté à respirer, un œdème du visage, des lèvres, de la langue ou de la gorge, un malaise, des plaques d'urticaire sur tout le corps, ou si la piqûre touche la bouche ou la gorge. Même appel au-delà de 20 piqûres chez un adulte, ou de 4 à 5 chez un enfant. Le 114 reçoit les SMS des personnes sourdes ou malentendantes.
- Allergique connu : injecter le stylo d'adrénaline dans la face externe de la cuisse, puis appeler le 15.
- Ôter bagues, montres et bracelets avant que la main ne gonfle ; refroidir la zone avec de la glace entourée d'un tissu.
- En cas de malaise, coucher la victime ; si elle respire mal, la garder en position demi-assise.
En pleine campagne, donner aux secours le nom du lieu-dit ou du chemin fait gagner de précieuses minutes. Le centre antipoison de Bordeaux est compétent pour la Nouvelle-Aquitaine ; les urgences du centre hospitalier de Niort et du centre hospitalier Nord Deux-Sèvres accueillent les cas graves. Pour savoir si l'on est à risque : allergie au venin.
Avant de tailler une haie, élaguer ou débroussailler
Les haies du bocage deux-sévrien sont souvent entretenues à l'automne au lamier ou à l'épareuse : c'est précisément la période où les nids secondaires abritent le plus d'ouvrières. Dans le Marais poitevin, l'émondage des arbres têtards et l'entretien des berges exposent aussi aux nids cachés dans les houppiers. Les nids de guêpes et de frelons européens se logent aux mêmes endroits : haies, ronciers, tas de bûches, appentis.
Méthode avant chaque chantier :
- Se poster à quelques mètres et observer le tronçon pendant 5 à 10 minutes : un va-et-vient régulier d'insectes vers un même point signale une colonie.
- Tendre l'oreille : un bourdonnement continu dans le feuillage impose d'arrêter.
- Ne jamais secouer, frapper ou arroser la haie pour vérifier.
- Avancer par segments courts et regarder chaque portion avant le passage du taille-haie.
- Proscrire le taille-haie thermique et l'épareuse sur une portion non inspectée : les vibrations provoquent une attaque collective.
- Préférer le petit matin, porter des vêtements clairs et couvrants, signaler à un proche où l'on travaille, garder le téléphone sur soi.
Calendrier : la taille est déconseillée du 15 mars au 31 juillet pour protéger la nidification des oiseaux, et la règle PAC BCAE 8 l'interdit aux exploitants du 16 mars au 15 août. Les agents communaux et départementaux qui fauchent les accotements, les éleveurs de Gâtine et les entreprises d'élagage sont les plus exposés. Un nid repéré se balise et se signale à la FDGDON ou à la mairie : nid dans une haie ou un arbre.
Piégeage de printemps et actions locales dans les Deux-Sèvres
Plusieurs actions locales sont documentées. La Ville de Parthenay a lancé en mars 2024 une campagne de piégeage des reines fondatrices au printemps, en précisant utiliser des pièges sélectifs pour limiter l'impact sur la biodiversité. À Exireuil, la commune recommande de piéger les fondatrices à partir de février et indique que la FDGDON 79 peut fournir des pièges.
Les anciens guides municipaux décrivaient parfois des pièges faits de bouteilles et d'appâts sucrés ou à la bière. Ces modèles ne trient pas les insectes et ne sont plus conseillés : seul le piégeage sélectif est recommandé, avec des entrées calibrées et des sorties pour les petits insectes. Dès 2010, la presse agricole deux-sévrienne critiquait déjà les pièges à bière.
- Fenêtre : de fin février à mai, quand les fondatrices sortent d'hivernage.
- Emplacement : au soleil, près des arbustes en fleurs ou à proximité des ruchers.
- Relève fréquente pour libérer les insectes non ciblés.
Pour choisir son matériel : le piège sélectif et quand piéger. Pour un nid déjà installé : trouver un désinsectiseur dans les Deux-Sèvres.
Destruction de nid de frelon : principales communes
Que faire en ce moment ?
Octobre. Les futures reines quittent le nid. C'est le dernier moment utile pour le faire détruire. Le cycle complet du frelon asiatique.
Questions fréquentes
Quel organisme recense les nids de frelons asiatiques dans les Deux-Sèvres ?
La FDGDON des Deux-Sèvres, chargée par la préfecture de recenser et cartographier les nids. Elle est joignable au 05 49 77 16 55 ; la mairie peut aussi transmettre le signalement.
Parthenay aide-t-elle à payer la destruction d'un nid ?
En 2024, la Ville a annoncé un tarif préférentiel de 99 euros par nid pour les particuliers, hors intervention avec nacelle, grâce à son adhésion à l'organisme de lutte départemental.
À Niort, qui détruit un nid dans une cour d'école ou un parc ?
La Ville de Niort, qui intervient sur le domaine public depuis 2011 après signalement au service communal d'hygiène et de santé. Chez un particulier, la destruction reste à sa charge.
Peut-on encore utiliser un piège bouteille à la bière ?
Ce n'est pas recommandé : il capture de nombreux insectes utiles. Seuls les pièges sélectifs, posés au printemps, sont conseillés.
Sources
- Préfecture des Deux-Sèvres, Organisation de la lutte contre le frelon asiatique en Deux-Sèvres
- Ville de Parthenay, communiqué de presse sur la lutte contre le frelon asiatique (18 mars 2024)
- Ville de Niort, communiqué Frelons asiatiques (fin 2012)
- Ville de Niort, guide frelon (non daté)
- Commune d'Exireuil, page Frelon asiatique (FDGDON 79, 05 49 77 16 55, consultée en octobre 2026)
- Caracterres (Agri 79), Le frelon asiatique sous surveillance (28 janvier 2010)
- LeFrelon.com, Deux-Sèvres saison 2026 (mise à jour du 10 octobre 2026)
- Anses, Vigil'Anses n° 26 (juillet 2025)
- Centres antipoison de France
- Légifrance, loi n° 2025-237 du 14 mars 2025
