- Aide à la destruction
- Département : 30 % du coût de l'intervention, plafonné à 30 €, via la plateforme et une entreprise conventionnée ; complément possible de la commune ou de l'EPCI
- Urgence piqûre
- 15 ou 112 (114 par SMS)
Le frelon asiatique en Seine-Maritime
Le frelon asiatique est présent en Normandie depuis 2011, avec des premières observations dans la Manche, selon l'ARS Normandie, et sa population y est en hausse. La Seine-Maritime a été colonisée dans les années suivantes, depuis l'ouest et le sud de la région.
Aucun bilan chiffré public du nombre de nids détruits en Seine-Maritime n'a pu être consulté pour 2024, 2025 ou 2026 : la plateforme départementale ne publie pas de compteur annuel. L'existence d'un guichet unique, d'une lutte collective définie par arrêté préfectoral et d'un réseau d'entreprises conventionnées montre toutefois que le frelon asiatique en Seine-Maritime est désormais installé dans l'ensemble du département, des agglomérations de Rouen et du Havre aux bourgs du pays de Bray.
La loi du 14 mars 2025 et l'arrêté du 9 septembre 2026 instaurant le plan national de lutte confortent cette organisation : la coordination est départementale, sous l'autorité du préfet, et s'appuie sur les organismes à vocation sanitaire comme le GDS et la FREDON, qui encadrent tarifs et pratiques des professionnels en Normandie.
Départements voisins : Eure (2013), Oise (2015), Somme (2014).
Voir la carte de propagation en France, année par année.
Signaler un nid de frelon en Seine-Maritime
Pour signaler un nid de frelon en Seine-Maritime, le circuit officiel est la plateforme de lutte collective frelonasiatique76.fr, joignable aussi par téléphone (le numéro figure sur la plateforme). Elle recense et centralise les demandes, aide à identifier l'insecte et oriente vers des professionnels certifiés pour l'usage des biocides.
- Se tenir à plus de 5 mètres du nid, délimiter un périmètre et éloigner enfants et animaux.
- Photographier le nid à distance pour faciliter l'identification (nid de guêpe ou de frelon).
- Déclarer le nid sur la plateforme : elle est ouverte à tout particulier disposant d'un terrain en Seine-Maritime, ainsi qu'aux associations ; les syndics de copropriété doivent prendre contact avant de déclarer.
- Choisir une entreprise listée sur la plateforme : seules les entreprises signataires de la charte des bonnes pratiques ouvrent droit à l'aide. Le GDS effectue des contrôles aléatoires.
- Pour un nid dans une haie mitoyenne, la mairie aide à déterminer le propriétaire grâce au cadastre.
La plateforme recommande de signaler dès le printemps, quand les nids sont petits et bas, avant le cycle de reproduction de septembre. Les secours (15, 18 ou 112) ne sont à appeler qu'en cas de danger immédiat.
Aides à la destruction des nids en Seine-Maritime
Le Département de la Seine-Maritime prend en charge 30 % du coût de la destruction d'un nid actif, plafonnés à 30 €, à condition de passer par la plateforme départementale et par une entreprise conventionnée. Une destruction commandée à une entreprise non listée n'est éligible ni à l'aide du Département ni à celle de la collectivité.
Certaines communes ou communautés de communes complètent l'aide, parfois jusqu'à couvrir tout le reste à payer. Le tableau publié sur la plateforme indique par exemple une participation de 30 %, plafonnée à 30 €, pour des communes comme Le Havre, Sainte-Adresse, Étretat, Bordeaux-Saint-Clair, Angerville-l'Orcher, Aumale ou Blangy-sur-Bresle. Le Havre Seine Métropole figure parmi les partenaires de la plateforme. Pour les autres communes, il faut interroger la mairie.
À titre indicatif, la plateforme estime le coût moyen à environ 100 € pour un nid à moins de 5 mètres, et à 130 à 200 € jusqu'à 15 mètres ; au-delà, le prix dépend du terrain et de la location d'une nacelle. Les entreprises partenaires utilisent un produit à base de pyrèthre végétal à faible rémanence. Comparer avec le panorama national des aides.
Trouver un désinsectiseur en Seine-Maritime
Un territoire exposé : Caux, Bray et vallée de la Seine
La Seine-Maritime réunit des paysages favorables au frelon asiatique. Le pays de Caux, plateau agricole ponctué de clos-masures entourés de talus plantés d'arbres, offre des alignements de hêtres et de chênes où les nids secondaires se cachent en hauteur. Le pays de Bray, bocager et herbager, avec ses haies et ses vergers, rappelle les paysages du bocage normand. La vallée de la Seine, ses boucles et ses forêts (Brotonne, Roumare, La Londe-Rouvray), ainsi que la forêt d'Eawy au nord, complètent un ensemble très boisé.
Les vergers de pommiers et de poiriers à cidre du Caux et du Bray attirent les frelons à la fin de l'été, quand les fruits tombent et fermentent. Le littoral de la côte d'Albâtre, de Dieppe au Tréport et d'Étretat à Fécamp, avec ses jardins de villégiature, n'est pas épargné. Les agglomérations de Rouen et du Havre concentrent de nombreux signalements sous les toitures, dans les haies et, selon la plateforme, jusque dans les armoires de compteur.
Le climat océanique, doux et humide, permet aux reines de sortir tôt d'hibernation. Pour les apiculteurs du département, la prédation devant les ruches de fin d'été est le principal enjeu : voir protéger ses ruches.
Piqûres de frelon : risques et gestes qui sauvent
La plateforme départementale rappelle que la piqûre du frelon asiatique, très douloureuse, n'est pas plus dangereuse que celle d'un frelon européen ou d'une guêpe : le danger vient des allergies et des piqûres multiples quand un nid est dérangé. L'Anses et Santé publique France ont recensé 256 décès liés aux piqûres d'hyménoptères en France hexagonale entre 2014 et 2023, toutes espèces, soit environ 25 par an ; les frelons représentaient 38 % des cas graves des centres antipoison, et 89 % de ces cas graves étaient d'origine allergique. Aucun accident mortel survenu en Seine-Maritime n'a été retrouvé dans les sources consultées.
Gestes qui sauvent
- S'éloigner calmement en protégeant visage et tête.
- Appeler le 15 ou le 112 (114 par SMS pour les personnes sourdes ou malentendantes) en cas de gêne respiratoire, gonflement du visage, de la langue ou de la gorge, malaise, urticaire généralisée, piqûre dans la bouche ou la gorge, plus de 20 piqûres chez l'adulte ou 4 à 5 chez l'enfant.
- Personne allergique : stylo d'adrénaline sur la face externe de la cuisse, puis le 15.
- Retirer bagues et bracelets, appliquer du froid enveloppé dans un linge.
- Allonger la personne en malaise, la placer demi-assise si elle respire mal.
L'ARS Normandie conseille, pour une piqûre dans la bouche, de sucer un glaçon et de consulter immédiatement. Le CHU de Rouen et le Groupe hospitalier du Havre accueillent les urgences graves ; pour un avis toxicologique, joindre le centre antipoison de la région (liste et numéros sur centres-antipoison.net). Voir allergie au venin d'hyménoptères.
Avant de tailler une haie, élaguer ou débroussailler
La plateforme départementale est explicite : avant tout travail de taille ou de débroussaillage, repérer la présence éventuelle de frelons, ne jamais taper dans les haies ou buissons et arrêter immédiatement un chantier qui dérange un nid. L'ARS Normandie cite la taille de haie, le débroussaillage et les vibrations parmi les situations à éviter près d'un nid. Les nids se trouvent souvent bas : buissons, haies, faîtages, ronciers, tas de bois et abris.
- Observer 5 à 10 minutes à distance les allées et venues d'insectes, toujours au même endroit si un nid est présent.
- Écouter un éventuel bourdonnement dans le feuillage.
- Ne pas frapper ni arroser la haie pour « tester ».
- Inspecter de proche en proche avant chaque passe de taille-haie.
- Pas de taille-haie thermique ni d'épareuse sans inspection : les vibrations déclenchent l'attaque.
- Travailler tôt le matin, en vêtements couvrants clairs, prévenir quelqu'un et garder un téléphone.
La taille est déconseillée du 15 mars au 31 juillet pour la nidification des oiseaux ; les exploitants soumis à la PAC ne taillent pas du 16 mars au 15 août (BCAE 8). Dans le Caux et le Bray, l'entretien des talus plantés des clos-masures, des haies bocagères et des bords de routes départementales se fait souvent à l'automne, au moment où les nids secondaires sont les plus peuplés : agriculteurs, agents des routes et élagueurs doivent inspecter avant de passer. Voir nid dans une haie ou un arbre.
Piégeage de printemps et actions locales en Seine-Maritime
La plateforme départementale déconseille vivement le piégeage, en raison du risque important pour les populations d'insectes locales. Ce message vise d'abord les pièges artisanaux non sélectifs, comme les bouteilles, qui capturent abeilles, mouches et papillons.
Si un piégeage est envisagé, il doit rester ciblé et encadré :
- uniquement avec un piège sélectif, équipé d'entrées calibrées et d'orifices de sortie pour les insectes non ciblés ;
- au printemps, de la fin de l'hiver à mai, pour viser les reines fondatrices, ou autour des ruchers lors des pics de prédation ;
- en relevant le piège très régulièrement pour relâcher les captures accidentelles.
L'action prioritaire en Seine-Maritime reste la détection et la déclaration précoce des nids sur la plateforme, en particulier les nids primaires de printemps. Pour comprendre les enjeux : qu'est-ce qu'un piège sélectif et piéger autour du rucher. Pour un nid installé : trouver un désinsectiseur.
Destruction de nid de frelon : principales communes
Que faire en ce moment ?
Octobre. Les futures reines quittent le nid. C'est le dernier moment utile pour le faire détruire. Le cycle complet du frelon asiatique.
Questions fréquentes
Comment bénéficier de l'aide du Département de la Seine-Maritime pour un nid ?
Déclarer le nid sur frelonasiatique76.fr et faire intervenir une entreprise conventionnée listée sur la plateforme. Le Département prend alors en charge 30 % du coût, plafonné à 30 €.
Ma commune complète-t-elle l'aide en Seine-Maritime ?
Certaines communes comme Le Havre, Étretat ou Aumale ajoutent une participation, selon le tableau de la plateforme. Pour les autres, il faut se renseigner en mairie.
Combien coûte la destruction d'un nid en Seine-Maritime ?
La plateforme indique environ 100 € pour un nid à moins de 5 mètres et 130 à 200 € jusqu'à 15 mètres, avant déduction des aides.
Un nid vide en hiver doit-il être détruit en Seine-Maritime ?
Non, selon la plateforme un nid passé l'hiver n'est pas réutilisé l'année suivante. Il faut en revanche rester vigilant dès le printemps.
Sources
- Plateforme frelonasiatique76.fr, accueil
- Plateforme frelonasiatique76.fr, Prise en charge
- Plateforme frelonasiatique76.fr, Le frelon asiatique (organisation de la lutte)
- Plateforme frelonasiatique76.fr, FAQ
- Plateforme frelonasiatique76.fr, Consignes de sécurité
- ARS Normandie, Frelon asiatique
- Commune de Criel-sur-Mer, fiche frelon asiatique (2024)
- Anses, VigilAnses n° 26 (juillet 2025)
- Banque des Territoires, plan national de lutte (avril 2026)
- Centres antipoison de France, numéros d'urgence
