- Aide à la destruction
- Destruction prise en charge par la Ville sur l'espace public municipal ; sur un terrain privé, à la charge du propriétaire ou du syndic
- Urgence piqûre
- 15 ou 112 (114 par SMS)
Le frelon asiatique à Paris
La Ville de Paris retrace l'arrivée de l'espèce : introduit vers 2004 dans le Sud-Ouest, le frelon à pattes jaunes a atteint l'Île-de-France dès 2012, occupait toute la petite couronne en 2015, et le premier nid parisien a été repéré en 2016 au Jardin des plantes, sur un bâtiment du Muséum national d'histoire naturelle, dans le 5e arrondissement. Le Muséum suit l'invasion depuis son origine et avait analysé fin 2011 près de 2 000 boulettes de proies rapportées aux nids pour établir le régime alimentaire du frelon.
Les chiffres parisiens restent rares. Le bilan de la FREDON Île-de-France du 7 décembre 2018 ne recensait que 3 nids détruits à Paris cette année-là, contre plus de 700 dans le Val-d'Oise : un écart qui tient autant à la moindre remontée d'informations qu'à la densité urbaine. Aucun bilan public récent n'a été trouvé pour 2024, 2025 ou 2026 ; les destructions sur terrain privé sont commandées par les propriétaires et syndics, sans compteur unique publié.
La Ville rappelle qu'en milieu urbain, les abeilles domestiques représentent 66 % des proies apportées aux larves, jusqu'à 80 % en zone dense, et que l'aire de répartition de l'espèce progresse d'environ 60 à 70 km par an. Le plan national de lutte instauré par l'arrêté du 9 septembre 2026 prévoit une coordination départementale sous l'autorité du préfet.
Départements voisins : Hauts-de-Seine (2014), Seine-Saint-Denis (2009), Val-de-Marne (2014).
Voir la carte de propagation en France, année par année.
Signaler un nid de frelon à Paris
La Ville de Paris a organisé le signalement autour de son téléservice DansMaRue : rubrique « Arbres, végétaux et animaux », puis « Autres problèmes d'animaux et d'insectes ». Pour une question, un formulaire de contact de la Ville est également proposé.
- Identifier sans s'approcher : la Ville recommande de ne pas s'avancer à moins de cinq mètres, surtout à partir d'août pour les gros nids dans les arbres. Au besoin : frelon asiatique ou européen.
- Espace public municipal (arbre de rue, square, jardin, école) : signaler sur DansMaRue ou prévenir la direction de l'équipement ou la mairie d'arrondissement ; la Ville fait intervenir l'entreprise qu'elle a mandatée.
- Espace privé : selon la Ville, faire d'abord confirmer l'espèce par un référent de la FROSAIF (fédération régionale des organisations sanitaires apicoles d'Île-de-France), puis faire appel à une entreprise spécialisée ; en immeuble, prévenir le bailleur ou le syndic, comme le rappelle la mairie du 17e.
- En hiver (décembre à février), un nid est abandonné : inutile de le faire détruire.
Si l'insecte est une abeille, la Ville oriente vers un apiculteur (GDSA Val-de-Marne et Seine, Société centrale d'apiculture). Répartition des responsabilités : obligations du propriétaire, du locataire et de la copropriété.
Aides à la destruction des nids à Paris
Paris applique une règle simple, décrite par la Ville et par la mairie du 17e arrondissement :
- sur l'espace public municipal, la Ville indique qu'elle « prend en charge la destruction du nid », après signalement sur DansMaRue, et mandate une entreprise ;
- sur un espace privé (cour, toiture, balcon, jardin de copropriété), la destruction relève du propriétaire, du bailleur ou du syndic, qui choisit une entreprise spécialisée.
Aucune aide financière de la Ville aux particuliers pour les nids situés chez eux n'a été trouvée. Pour choisir l'entreprise, la Ville renvoie à la liste de la Chambre syndicale 3D ; la FREDON Île-de-France publie de son côté la carte des entreprises signataires de la charte régionale des bonnes pratiques, avec une rubrique pour Paris.
En copropriété, le syndic fait voter ou engage la dépense au titre de l'entretien des parties communes ; sur un balcon privatif, la question se règle entre occupant, propriétaire et syndic. Repères : qui paie la destruction et prix d'une destruction de nid.
Trouver un désinsectiseur à Paris
Un territoire exposé : parcs, balcons et ruchers urbains
Paris paraît minérale, mais elle compte des centaines de milliers d'arbres, deux grands bois (Boulogne et Vincennes), des parcs comme les Buttes-Chaumont, Montsouris ou Georges-Brassens, et une multitude de cours, toitures végétalisées et balcons fleuris. L'îlot de chaleur urbain allonge la saison : les reines fondatrices peuvent sortir d'hibernation plus tôt qu'en campagne. La Société centrale d'apiculture a ainsi relevé en février 2026 une sortie précoce des fondatrices.
Les nids se trouvent à Paris à des emplacements typiques : en haut des platanes et marronniers d'alignement, invisibles avant la chute des feuilles ; sous les débords de toit et les corniches ; dans les jardinières, coffres de volets roulants, stores bannes et abris de balcon pour les nids primaires.
La capitale abrite aussi de nombreux ruchers urbains : ceux de la Société centrale d'apiculture au jardin du Luxembourg (rucher-école) et au parc Georges-Brassens (rucher pédagogique ouvert en 1986), mais aussi des ruches sur des toits d'immeubles, d'institutions et d'entreprises. Ces colonies attirent le frelon qui chasse en vol stationnaire devant les ruches en fin d'été : voir la prédation stationnaire.
Piqûres de frelon : risques et gestes qui sauvent
À Paris, la proximité fait le danger : un nid sous un store ou dans un coffre de volet roulant se trouve à hauteur de visage, un nid dans un platane surplombe une terrasse de café. La Ville rappelle que le venin du frelon à pattes jaunes n'est pas plus toxique que celui d'une abeille ou d'une guêpe, mais qu'il reste dangereux pour les personnes allergiques. Les données nationales le confirment : de 2014 à 2023, l'Anses et Santé publique France dénombrent 256 certificats de décès liés aux piqûres d'hyménoptères, toutes espèces, soit environ 25 par an ; les frelons sont en cause dans 38 % des cas graves suivis par les centres antipoison, et l'allergie dans 89 % de ces cas. Aucun accident grave survenu à Paris n'a été retrouvé dans les sources consultées.
Gestes qui sauvent
- Rentrer et fermer la fenêtre, ou s'éloigner du nid en se couvrant la tête.
- Le 15 ou le 112 dès qu'apparaissent une difficulté respiratoire, un gonflement du visage, de la langue ou de la gorge, un malaise, une urticaire généralisée, une piqûre dans la bouche ou la gorge, ou plus de 20 piqûres chez l'adulte (4 à 5 chez l'enfant). Personnes sourdes ou malentendantes : SMS au 114.
- Allergie connue : stylo d'adrénaline sur la face externe de la cuisse, puis appel au 15.
- Enlever bagues et bracelets ; froid enveloppé dans un linge sur la piqûre.
- Allonger la personne en malaise ; demi-assise si elle respire mal.
Le centre antipoison de Paris, à l'hôpital Fernand-Widal (AP-HP), est compétent pour l'Île-de-France. Les services d'urgence des hôpitaux de l'AP-HP accueillent les cas graves. Voir allergie au venin.
Taille et élagage en ville : jardins, cours et arbres de Paris
Paris compte peu de haies champêtres, mais beaucoup de situations comparables : haies et massifs des squares, jardinières de balcon, plantes grimpantes sur les façades, arbres de cours intérieures, toitures végétalisées. Les nids primaires du printemps se logent sous un rebord, un store ou dans un coffre de volet ; les nids secondaires de l'été, haut dans les platanes et marronniers, deviennent visibles à la chute des feuilles. Guêpes et frelons européens occupent aussi haies, arbustes, tas de bois et abris de jardins partagés.
- Avant de tailler une haie de cour ou d'élaguer, observer 5 à 10 minutes à distance les allées et venues d'insectes.
- Écouter : un bourdonnement dans le feuillage ou derrière un store doit faire renoncer.
- Ne jamais frapper la végétation ni l'arroser pour vérifier.
- Inspecter de proche en proche avant chaque coupe, et avant de remonter un store resté fermé.
- Pas de taille-haie thermique sans inspection : les vibrations provoquent l'attaque.
- Intervenir tôt le matin, en vêtements clairs et couvrants, en prévenant quelqu'un, téléphone en main.
La taille est déconseillée du 15 mars au 31 juillet pour la nidification des oiseaux, nombreux dans les parcs parisiens. Jardiniers de la Ville, élagueurs des arbres d'alignement, gardiens d'immeubles et jardiniers bénévoles des jardins partagés sont les premiers concernés. En cas de découverte : nid sous un balcon, dans un arbre ou une haie.
Piégeage de printemps et actions locales à Paris
La Société centrale d'apiculture, installée dans le 14e arrondissement, a lancé en février 2026 une « opération sentinelle » de piégeage des fondatrices : chacun est invité à signaler la première capture de sa zone, afin d'organiser ensuite un piégeage plus large là où l'espèce est confirmée. Elle conseille de placer les pièges à l'abri du vent, contre des arbustes en fleurs, au soleil et à hauteur d'homme, et de les relever très souvent.
- À Paris, le piégeage de printemps a surtout du sens près des ruchers, des jardins partagés et des massifs fleuris de février à mai, avec un piège sélectif uniquement : grille ou cônes calibrés, trous de sortie pour les petits insectes.
- Les pièges bouteilles non sélectifs sont à proscrire : ils capturent abeilles, mouches et papillons, pollinisateurs précieux en ville.
- Les apiculteurs urbains peuvent compléter par des dispositifs de protection du rucher : muselières et grilles d'entrée.
La Ville de Paris n'envisage le piégeage qu'au printemps ou à l'automne, près des ruchers, uniquement avec les pièges les plus sélectifs et pour une durée limitée, en soulignant que leur sélectivité ne dépasse pas 30 % environ. Pour savoir quand poser un piège : calendrier du piégeage. Pour un nid déjà construit, l'intervention se confie à une entreprise spécialisée : trouver un désinsectiseur à Paris.
Destruction de nid de frelon : principales communes
Que faire en ce moment ?
Octobre. Les futures reines quittent le nid. C'est le dernier moment utile pour le faire détruire. Le cycle complet du frelon asiatique.
Questions fréquentes
Qui doit faire détruire un nid de frelon dans une copropriété parisienne ?
Le syndicat des copropriétaires, par l'intermédiaire du syndic, lorsque le nid est sur les parties communes. Sur un balcon privatif, la question se règle entre propriétaire et syndic.
La Ville de Paris prend-elle en charge la destruction des nids chez les particuliers ?
Oui sur l'espace public municipal (arbres de rue, squares, jardins), après signalement sur DansMaRue. Sur une propriété privée, la destruction reste à la charge du propriétaire, du bailleur ou du syndic.
Peut-on trouver un nid de frelon asiatique sur un balcon à Paris ?
Oui, surtout au printemps : les reines installent de petits nids primaires sous les rebords, stores, coffres de volets roulants ou dans les jardinières. Il faut s'éloigner et faire appel à un professionnel.
Les ruchers parisiens sont-ils menacés par le frelon asiatique ?
Oui, comme ailleurs : la Société centrale d'apiculture, qui gère les ruchers du Luxembourg et du parc Georges-Brassens, a lancé en 2026 une opération de piégeage sentinelle des fondatrices.
Sources
- FREDON Île-de-France, Gestion du frelon asiatique
- FREDON Île-de-France, Flash frelon asiatique n° 04-2018 (7 décembre 2018)
- Mairie du 17e, Comment agir en cas de présence de frelons asiatiques (2021)
- Ville de Paris, Des frelons à pattes jaunes à Paris (mise à jour 4 février 2025)
- Société centrale d'apiculture, Frelon à pattes jaunes : opération sentinelle piégeage fondatrices (26 février 2026)
- Société centrale d'apiculture, ruchers du jardin du Luxembourg et du parc Georges-Brassens
- MNHN, Frelon asiatique, site de suivi
- Anses, VigilAnses n° 26 (juillet 2025)
- Centres antipoison de France, numéros d'urgence
- Banque des Territoires, plan national de lutte (avril 2026)
- Légifrance, loi n° 2025-237 du 14 mars 2025
